Une carte pour situer la Côte Bleue, et le massif de la Nerthe vu de la mer
---"Acquis pour être soustrait à d'importants projets d'urbanisation, la Côte Bleue constitue une large fenêtre naturelle préservée sur 10 kilomètres de côte aux portes de Marseille, plus vaste site du Conservatoire en France continentale. Sur ce massif calcaire typiquement méditerranéen alternent calanques, falaises, vallons et plateaux couverts de garrigue.
L'équivalent de l'ensemble de la surface du site a brûlé en 15 ans, dont la moitié en août 1989. Organiser la protection d'un massif qui a subi des fréquences d'incendies supérieures à la moyenne de la région méditerranéenne, privilégier les écosystèmes adaptés au feu, favoriser la régénération naturelle de la forêt et inverser la dynamique régressive de la végétation par des plantations de feuillus en fond de vallons constituent les axes de gestion sylvicole.
Le nom de "Côte Bleue" fait référence à la couleur de l'eau qui entoure le massif. Celui-ci est également appelé "chaîne de la Nerthe", du nom d'un petit village situé à l'extrémité Est du territoire. Par extension, il est devenu "chaîne de l'Estaque". Ces trois termes seront employés de manière équivalente.
Sur ce site, on relève, comme cela est fréquent autour de l'Etang de Berre, la présence de nombreux sites archéologiques sur le massif de la Nerthe, signes d'une occupation précoce des lieux. Ce sont par exemple, les abris de Méjean et de Châteauneuf, la Chapelle St Michel, les carrières romaines de la Couronne, ou l'oppidum des Nègres. Ces sites sont localisés principalement sur le littoral, qui fut très "perturbé" par les diverses activités anthropiques, le relief de la chaîne apportait sans doute un sentiment de sécurité par rapport à la plaine. Pendant des siècles, les collines ont été parcourues par des bergers et leurs troupeaux, favorisant le surpâturage, qui eut pour conséquence de dénuder le sol et raréfier le cortège floristique. Ce qui explique la forte présence actuelle du pin d'Alep et l'absence de toute végétation arborée sur les plateaux. Avec moins de 3000 habitants en 1950, la Côte Bleue voit sa croissance démographique évoluer progressivement de 1954 à 1968. Mais à partir de 1968, le rythme s'accélère et la Côte Bleue devient une zone privilégiée d'accueil. Dans les années 70, la Côte Bleue a vu un certain nombre de sociétés immobilières acquérir des milliers d'hectares, voués à une urbanisation importante. Ces sociétés espéraient pouvoir réaliser des programmes de logements aux portes de Marseille, avec port de plaisance. La route d'accès au futur lotissement de 12 m de large et de 3,5 km de long, est même construite et ne sera jamais utilisée... Car la ferme détermination des élus en a décidé autrement, en classant ces lieux en espace boisé et en les déclarant inconstructibles. Ainsi s'engage une réflexion sur le devenir de cette zone préservées, incluant la mise en place d'un Shéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme. L'objectif définie alors, est de préserver un espace naturel tout en prévoyant une évolution démographique certaine.
Dans les années 80, le Conservatoire du Littoral acquièrt près de 3000 hectares sur la Côte Bleue, préservant ainsi un espace naturel remarquable unique. Aujourd'hui encore le site de la Côte Bleue est le plus grand site du Conservatoire du Littoral en France continentale.
On distingue trois grandes catégories de végétation sur le massif de la Côte Bleue. Le premier type est constitué par les zones d'aridité et de garrigue rase ou clairsemée, il est dû aux conditions difficiles du milieu comme la forte pente, l'absence de sol ou d'eau, la dégradation par l'incendie, etc... Ces ensembles prennent la forme de garrigue à "peau de léopard" ou de pelouses à brachyopodes, ils sont très répandus sur le littoral Est du massif. La deuxième catégorie regroupes les zones de garrigue à romarin et garrigue à chênes Kermès, offrant une couverture végétale relativement basse mais continue, à base d'espèces piquantes et touffues comme les ajoncs et les cistes. Enfin, on trouve les boisements, essentiellement de pins d'Alep, qui se divisent en peuplements de pins adultes ou peuplements de jeunes pins en régénération.
Le Pin d'Alep : la quasi-totalité des arbres du massif sont des Pins d'Alep, correspondant à la forêt secondaire. Le Chêne vert : la population de chêne vert est considérablement réduite sur le massif. Sa disparition progressive est une perte écologique. L'Olivier : le caractère climatique méditerranéen très prononcé de la zone permet aux oliviers de survivre très longtemps après leur abandon. Cet arbre constitue donc encore un élément important du paysage. On trouve également amandiers, et figuiers sur ce site."---
j'ai connu cette côte peu peuplée et j'y ai une atttache jusqu'en 1997; malgrè le rachat de terres par le conservatoire du littoral, certains lieux ont subi des dommages irréparables.
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