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Amours de chèvres:blogons de tout
dimanche 27 mai 2007, a 09:17
" les taureaux s'ennuient le dimanche"
 

 

 

 

je ne suis pas pour la corrida, ayant une aversion rédhibitoire envers  la souffrance  imposée qu'elle soit humaine ou animale.

Juste un petit commentaire sur cet article trouvé sur internet: je serais curieuse de savoir si un "pro" de la corrida se laisserait mettre des banderilles , celles ci étant mises dans des endroits peu innervés " sic..."

 

 

"La souffrance du taureau

 

 

La souffrance selon les « anti »  

 

La corrida est considérée par la plupart des associations de défense des animaux comme un spectacle barbare et cruel à l'origine d'une souffrance chez l'animal. Comme un taureau de combat est, du fait de son conditionnement et de la sélection génétique, particulièrement agressif et difficile à manier, il est « châtié » avec des piques et des banderilles, pratiques qui impliquent de blesser l'animal en début de corrida afin d'y éprouver sa bravoure.

Aussi, la mise à mort peut n'avoir lieu qu'après plusieurs estocades dont la souffrance est donc répétée : la corrida est un combat qui ne se termine que lorsque le taureau est à terre.

Il est certes admis que sous l'effet du stress des médiateurs chimiques sont libérés dans l'organisme du taureau, atténuant les sensations douloureuses mais il n'en reste pas moins que les vétérinaires sont unanimes pour reconnaitre que les blessures sont telles que la souffrance de l'animal est incontestable. Le taureau est un mammifère au système nerveux similaire à celui des hommes.

Également, si les sévices infligés au taureau dans l'arène sont aussi spectaculaires que meurtriers, les « anti » dénoncent aussi ceux subit par le taureau en coulisse (voir la partie manipulations frauduleuses).

De plus, d'un point de vue philosophique et religieux, selon Mohan Wijayaratna, un érudit bouddhiste sri-lankais, qui ajoute, à propos de la corrida : « C’est un acte qui procure une satisfaction à des milliers de spectateurs. Cependant, même de ce point de vue plutôt myope, ce n’est une action ni bonne ni irréprochable ni héroïque car, si le torero et les spectateurs sont satisfaits, c’est en incitant une bête innocente à la haine et en lui infligeant un mal immense et une douleur mortelle. Or, inciter quelqu’un à la haine ne peut être fait avec une pensée bienveillante. Enfin, c’est une action qui apporte le mal à son auteur et à la victime. Dans l’arène se trouvent donc deux êtres également malheureux et également ignorants... En les regardant et en appréciant leur combat, les spectateurs cultivent aussi une habitude mentale qui se retrouvera dans leurs futures naissances : par exemple assister ou participer activement à un tel carnage en tant que tortionnaire, victime ou spectateur, selon les circonstances obtenues. »

 

 

La souffrance selon les « neutres 

 

Il est difficile de tuer un animal sans le faire souffrir, même dans un abattoir. D'un autre côté, la corrida est une tradition fortement ancrée dans certaines régions et il faut rester tolérant car, de toute façon, il sera très difficile d'interdire la corrida là-bas. De plus, la vie d'un taureau n'a pas autant de valeur que celle d'une vie humaine et il existe certainement d'autres combats plus importants à mener.

 

 

La souffrance selon les « pro »  

 

D’une part, piques et banderilles sont appliquées dans une zone très peu nervée. D’autre part, on peut penser que la « rage du combat », la volonté du taureau d’en découdre annihilent toute souffrance comme il peut en être ainsi chez l'Homme pour bon nombre de sportifs (exemple du boxeur : un seul des coups qu’il reçoit suffirait à le mettre KO s’il le recevait par surprise ; reçus au cours du combat, ils ne font qu’exacerber sa volonté de vaincre l’adversaire).

Si d’ailleurs piques et banderilles déclenchaient chez le taureau une souffrance intolérable, il renoncerait à attaquer le cheval et chercherait à se débarrasser des banderilles. L’assistance à quelques corridas permet de se rendre compte que ce n’est pas le cas.

Quant aux estocades ratées plus souvent qu’à leur tour, s’il est vrai que parfois le matador fait preuve d’une maladresse ou d’une malchance insigne, multiplier les tentatives d’estocades déclenche immanquablement une bronca, alors qu’une mort foudroyante est particulièrement appréciée. D'ailleurs même une estocade ratée peut être efficace : l’estocade tranche des artères (notamment l’aorte) situées à proximité de la colonne vertébrale ; enfoncer entièrement l’épée n'est donc pas nécessaire pour tuer le taureau.

 

 

Le risque pour le cheval du picador

 

Le risque selon les « anti"  

 

Autrefois, il était très fréquent que le cheval soit éventré. Ses entrailles se répandaient sur le sable et il ne pouvait se débattre qu'en piétinant ses propres intestins. Devant les hauts-le-cœur du public, les professionnels les munirent d'un caparaçon afin de les protéger et d'éviter la désertion des arènes.

Les chevaux de picadors courent des risques énormes ; à chaque corrida ou presque certains d’entre eux sont blessés ; souvent, ils sont tués. Le cheval sert exclusivement de monture au picador et n'a aucun moyen d'échapper à la charge du taureau. Si le cheval tombe sous la charge du taureau, ses parties non-protégées s'en trouveront exposées.

Pour exemple, le 24 septembre 2000, un coups de corne a provoqué une sortie des intestins à Floirac, près de Bordeaux. Deux chevaux de picadors sont également morts en 1999 et en 2001 suite à des plaies similaires à Aire-sur-l'Adour et Mont-de-Marsan.

De plus, en raison de la peur qu'il éprouve naturellement pour le taureau, le cheval peut avoir des réactions incontrôlables. Pour assurer la sécurité du picador, on administre à sa monture des tranquillisants, on lui bande un œil (voir les deux malgré l'interdiction) et on introduit du papier journal ou de la mousse dans son conduit auditif.

 

 

Le risque selon les « pro »  

 

Les courses de taureaux ont longtemps utilisé des chevaux non protégés. Les blessures, voire la mort des chevaux de pique étaient alors fréquentes. Toutefois, quand le picador ne réussissait pas à repousser le taureau et que celui-ci éventrait le cheval, ce dernier s’écroulait immédiatement et était massacré en quelques secondes sans qu'il n'y ait une agonie lente et douloureuse.

Depuis 1928, les chevaux sont obligatoirement protégés par un caparaçon. Contrairement à ce qu’imaginent les « antis », cette volonté de protéger le cheval n’a pas été dictée par le souci d’éviter la désertion des arènes, mais pour des raisons purement matérielles et économiques : les transports et l’agriculture commençaient à se mécaniser ; il était évident qu’un jour, se procurer des chevaux en très grand nombre et pour un prix abordable deviendrait difficile.

Le caparaçon est constitué par une sorte de « jupe » protégeant les flancs et par deux sortes de « pantalons », protégeant respectivement les membres antérieurs et postérieurs de l'animal. Ces « pantalons » se recouvrent, de sorte que le ventre du cheval est lui aussi protégé. Seuls sont donc exposés le dos, le haut des fesses, l’encolure et la tête du cheval. L’assistance à quelques corridas permet à chacun de constater que, lorsque le cheval chute, dans la quasi-totalité des cas la chute s’effectue de façon telle que le taureau se retrouve face au ventre du cheval et attaque donc des parties du corps entièrement protégées par le caparaçon. Ceci explique que depuis 1928, les accidents soient devenus rarissimes : en France, le dernier cheval de picador tué l’a été au début des années 1970.

En ce qui concerne les deux chevaux prétendument tués, cette information est reprise dans l’interview de la présidente d’une association anti-corrida par une dirigeante d’une autre association anti-corrida. Celle-ci n’indique ni lieu, ni date, ce qu’elle fait pour le cheval blessé. On peut donc émettre des réserves quant à la réalité de ces morts de chevaux.

Concernant les tranquilisants administrés au cheval afin de limiter ses réactions incontrôlables, à l’époque où cette pratique était monnaie courante, l'opération n'est en rien condamnable tout comme boucher les oreilles des chevaux. Enfin, rien dans le règlement n’interdit de bander les deux yeux du cheval ; d’ailleurs, aucun aficionado, même particulièrement soucieux du respect des règles, n’a jamais protesté contre une telle pratique. La fixation des « antis » à respecter le règlement et l'éthique tauromachique ne serait alors justifiés que dans le but d'augmenter les risques du picador.

Enfin, Alain Bonijol, propriétaire des chevaux utilisés dans de nombreuses arènes (notamment Arles et Nîmes), a démontré depuis le milieu des années 1990 que des chevaux correctement dressés et auxquels on n’administre aucun tranquilisant, permettent de voir des tercios de piques beaucoup plus intéressants et spectaculaires que ceux effectués avec des chevaux dressés à la va-vite et bourrés de calmants. Si certains picadors se sont, à l’origine, opposés à l’utilisation des chevaux de Bonijol, ils ont eu rapidement la démonstration que les accidents ne sont pas plus nombreux qu’avec les autres chevaux, mais que leur travail est beaucoup plus intéressant, entraîne beaucoup plus souvent les applaudissements du public et permet aux meilleurs picadors de montrer de manière plus visible leur talent. Avec ses chevaux bien dressés et auxquels il n’administre pas de tranquilisants, Bonijol a réussi à conquérir rapidement une large part du marché français, et même à s’implanter en Espagne : il a notamment fourni les chevaux pour des corridas à Barcelone en 2006 ; lors d’une corrida-concours organisée à Saragosse en 2000 à laquelle participaient trois empresas de caballos (« loueurs de chevaux »), ses chevaux ont été reconnus comme les meilleurs. Depuis plusieurs années, de plus en plus de ses concurrents (français ou espagnols) font donc comme lui."

 

ajout du  28.05

un lien avec une chronique de guy carlier

 

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